Les Learning centres : un modèle international de bibliothèque intégrée à l’enseignement et à la recherche / Suzanne Jouguelet, décembre 2009

18Jan10

Le terme de Learning centre (mot à mot : centre d’apprentissage) n’a pas d’équivalent en français. De plus cette notion se démultiplie en learning resources centre, learning commons, information commons, tous ces expressions mettant l’accent sur l’appropriation communautaire des connaissances. L’intégration entre l’enseignement (teaching), l’acquisition de connaissances (learning), la documentation et la formation aux technologies (training), est en effet au coeur de cette notion qui renouvelle la conception de la relation entre formation et bibliothèques. Elle réduit les frontières entre enseignement et documentation et permet des modes de travail dynamiques et partagés (travail de groupe et production de documents, souvent multimédia, étant vivement encouragés). La proposition de traduction faite dans le rapport est celle de centre de ressources pour l’information et la recherche.

Les Learning centres : un modèle international de bibliothèque intégrée à l’enseignement et à la recherche / Suzanne Jouguelet, décembre 2009 – Diffusé par l’I.G.B.



4 Responses to “Les Learning centres : un modèle international de bibliothèque intégrée à l’enseignement et à la recherche / Suzanne Jouguelet, décembre 2009”

  1. J’ai lu aujourd’hui ce rapport, et ma première impression est que ce concept semble être le concentré de ce que l’on essaie de faire par petite touches, mais qui là prend une autre saveur de part son orientation volontairement axée sur l’enseignement. Je suis finalement assez séduit par cette approche. De manière plus modeste, je pensais mettre en place des ateliers thématiques, renforcer la formation… là on a un package qui ficelle le tout.
    Qu’en penses-tu ?

  2. 2 bibliothecaire

    @ jean-charles. J’ai délaissé mon blogue ces derniers temps mais ce rapport correspond tout à fait au point d’interrogation que j’ai mis dans le titre dudit blogue.

    Je suis frappé du fait que ni la réflexion sur l’avenir des bibliothèques, ni celle sur l’éducation et l’enseignement en général, n’intègrent au niveau fondamental qui devrait être, amha, le sien, le nouveau paradigme informationnel. Dans ce concept de « learning center », je crois reconnaître une proposition pour repenser selon ce nouveau paradigme et en convergence à la fois les méthodes de l’enseignement et les fonctions des bibliothèques.

    Et oui, on essaie de faire quelque chose comme ça par petites touches mais le problème est peut-être dans la petite touche, que dans les bibliothèques, la formation est un supplément, éventuellement sacrifiable, comme la formation aux compétences informationnelles dans l’enseignement. Penser d’emblée un « package » du type « learning center », qu’il vienne à côté de la bibliothèque traditionnelle ou qu’il la remplace, oblige à se poser la question frontalement.

    Attention, je ne dis pas ça pour mépriser les efforts faits « par petites touches », en particulier tes ateliers thématiques me semblent très prometteurs, mais pour que ces essais, ces expérimentations soient un socle pour aller plus loin.

    Amitiés, M.

  3. 3 tacheau

    Pour penser ce genre de dispositif, il faut que les deux hémisphères cérébraux fonctionnent correctement et se répondent de manière inversée et complémentaire.
    En France c’est pas gagné : Les bibliothécaires trouvent ça chouette (le côté glamour, surtout fauteuil, lumière tamisée et café) mais les E-C ne se voient pas faire leur cours autrement, ah non, et surtout pas dans les bibliothèques. Et quand certains le font, on les trouve vite trop envahissants (et vas-y que j’te prends la salle sans réserver, et que j’range pas les doc. après le TD in-situ…) A l’inverse, ces derniers seraient parfois prêts à faire de la FOAD sur leur plate-forme préférée, mais les bibliothécaires trouvent cela ringard et vite obsolète comme point de départ… si on ajoute que les bibliothécaires pensent être les seuls à savoir organiser la bibliothèque et les profs les seuls à savoir ce qu’il y a dedans et comment l’utiliser (ou pourquoi ne pas l’utiliser), on est mal barrés. Franchement, parler entre bibliothécaires pré-convaincus de l’intérêt des learning centers en France, c’est un peu aussi efficace qu’hésiter entre ketchup et mayo. avec les frites quand tu veux faire un régime (métaphore de début d’année oblige…) Tout ça me rappelle la problématique des AO et notre incapacité à penser global…

  4. 4 cercamon

    « il faut que les deux hémisphères cérébraux fonctionnent correctement et se répondent de manière inversée et complémentaire. », c’est pas mal comme idéal de fonctionnement d’une Urfist! Je n’ai plus trop l’occasion de parler avec des bibliothécaires pré-convaincus, alors de temps en temps ça fait du bien😉


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