en vrac sur diigo 12/12/2007: Wikipedia et Alain Giffard

12Déc07

Quelques rattrapages sur Wikipedia pour préparer une intervention faite cet après-midi pour la Fadben et plus d’extraits de l’article d’Alain Giffard cité dans un billet d’aujourd’hui.
WikiMindMap

Banque des Savoirs: Wikipedia prise en défaut par des étudiants de Sciences Po Annotated

Tony Blair décrit de confession catholique au lieu d’anglicane, l’écrivain Pierre Assouline auréolé d’une fausse victoire au championnat de France 2001 de jeu de paume : voici deux des erreurs qu’ont glissées intentionnellement cinq étudiants* en master de journalisme de Sciences Po dans des articles de Wikipedia. L’objet de leur démarche ? Mettre à l’épreuve la fiabilité de cette encyclopédie collaborative, que chacun peut améliorer. Le résultat est sévère : les erreurs sont restées plusieurs semaines dans les articles avant d’être finalement repérées par des internautes et corrigées. Soit une éternité à l’heure de la société de l’information.

Editorial: Wie gut ist Wikipedia? – Magazin – stern.de Annotated

Wir haben den renommierten « Wissenschaftlichen Informationsdienst WIND GmbH » in Köln beauftragt, das Internet-Lexikon mit 50 Stichproben aus unterschiedlichen Wissensgebieten zu testen. Das Institut ist auf Recherchen für die Industrie, mittelständische Unternehmen und Erfinder spezialisiert, hat Zugriff auf weltweite Datenbanken und arbeitet mit einem Netz globaler Experten zusammen. Das Ergebnis des Tests hat uns alle überrascht: Wikipedia lässt in vielen Fällen selbst den ehrwürdigen Brockhaus alt aussehen (Seite 30).

WikiScanner: List anonymous wikipedia edits from interesting organizations

wikipedia ou le mythe de la neutralité

RivalMap – Communicate, Centralize, Compete

Alain Giffard: Subjectivités numériques, lectures industrielles 1 Annotated

il était assez visible que les amateurs de l’internet, comme les réfractaires, ne se distribuaient pas strictement d’après les déterminations sociales, régionales, générationnelles ou autres.

Poussé par la lecture de Pierre Legendre, j’ai commencé à comprendre que la méthode du Didascalicon de Hugues résonnait avec le nouvel ordre de lecture mis en place par le droit canon. Il y a un montage entre l’ordre des textes, celui de la lecture et l’ordre du  » public « .

Après une longue période de  » story-telling  » (Christian Salmon) sur les Terres Promises du numérique, de la  » société de l’information « , ou de la  » société de la connaissance « , marquée par le consensus sur la modernisation, nous sommes entrés dans une phase de dissensus.

Ce dissensus (comme un glissement du dissentiment au désaccord) s’appuie sur un grand nombre d’  » affaires digitales  » qu’on peut, à la manière des journalistes, classer dans trois rubriques : conflits économiques, atteintes aux libertés, risques écologiques.

Geert Lovinck :  » Ce sont les théoriciens de la  » multitude  » qui traitent des notions d’usager ou de réseau de la façon la plus intéressante… Analogue à l’idée de  » prosumer  » que les cultural studies ont substitué à celle de consommateur, l’idée de multitude exprime une diversité radicale de la population active, tout à l’opposé des notions homogènes et fixes de  » classes  » ou de  » prolétariat « , et sert à décrire les formations sociales du monde globalisé « .

J’essaie de rassembler les éléments d’un cahier des charges, les spécifications auxquelles devrait répondre une proposition, une bonne théorie de ce type, théorie des  » subjectivités numériques « .

Premier point : elle devrait échapper totalement à l’analyse de classe, passe-temps théorique favori des années 70 qui consistait à révéler, de la manière la plus objective, l’étonnant potentiel politique d’un groupe social donné dont l’auteur avait le bonheur de faire partie ou dont il s’engageait, écrasé par le poids de sa conscience et de sa culpabilité, à épouser le point de vue et la cause.

Le  » je  » et le  » nous  » sont grammatologiques et technologiques. En nous et entre nous, il y a le langage, puis ces métalangages que sont la grammaire et d’autres savoirs (la langue qui se connaît comme langue), et les technologies qui mobilisent ces savoirs. Ce sont des technologies de l’esprit, cognitives ; ce sont aussi des technologies culturelles, et, par là, sociales. C’est d’ailleurs la véritable raison pourquoi il faut critiquer la technique. Et la technologie participe encore à la subjectivation parce qu’elle est aussi une expérience

Aujourd’hui sur le Net il est presque impossible de trouver des situations dans lesquelles le lien social n’est pas entrelacé avec la publicité.

Dernier point de ce cahier des charges : je crois qu’une telle théorie consistera surtout en une généralisation réaliste et séduisante de certaines pratiques, expériences et démonstrations prototypées dans le cyberespace. Autrement dit, elle ne vient pas du dehors et elle s’appuie sur des pratiques  » réelles  » plutôt que sur des expérimentations de laboratoire.

Ne partons pas de l’idée, sous prétexte que nous nous passionnons pour les technologies de l’information, que cela va de soi. Pour d’excellents esprits, une telle orientation peut se résumer à n’être qu’une autre version de l’apologie de la société de l’information.



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