en vrac sur diigo 12/03/2007: Olivennes + Google is watching you…

03Déc07

GWeb, peut-on encore rêver d’un web libre ? – Biologeek : Ubuntu, bio-informatique et geekeries libres d’un bio-informaticien au quotidien. Annotated

J’ai été contacté durant mes vacances au Canada par Google dans le cadre d’un emploi. Alors bien sûr ça flatte l’ego (en tout cas bien plus que ces classements qui ne me ramènent que du spam 2.0) mais passé le moment d’euphorie, il y a la dure réalité : ils savent déjà tout sur moi.

On a déjà atteint un seuil où Google is watching you! quotidiennement.

Les indépendants ou la victoire d’internet? – Arbobo Annotated

Historiquement, l’industrie musicale s’est faite par le progrès technique et technologique, et ce sont les fabriquants de matériel (Edison, Victor, pour commencer) qui furent les premiers à
vendre de la musique enregistrée, les premières « maisons de disques ». Mieux, elles ont souvent joué de ce progrès technique pour augmenter les ventes conjuguées de matos et de musique, en passant
du cylindre au disque, du disque en shellac au vinyl, du 78 tours au LP de 33 et au mini de 45, ainsi de suite jusqu’au CD. Suivant cette même logique, Apple distribue gratuitement son logiciel
itunes, qui pointe directement vers son site de vente en ligne, et vend des millions d’ipod.

Rappelons d’abord que les majors ont effectivement une responsabilité dans l’hostilité grandissante qu’on leur oppose. Comme le rappelle Mark Coleman dans son excellent bouquin Playback
(Da capo press), en 1990 le coût de production d’un CD avait chuté de 2.50$ à 1.25$ sans aucune baisse des prix. On avait des CD plus chers que les LP alors que leur coût de fabrication était
inférieur. Certes le son est meilleur, mais imaginez les marges… Certains magasins ont même fait une croisade de bas prix, qui les a fait couler. Avec l’arrivée des plate-formes payantes mp3,
rebelotte. Sauf que cette fois-ci, comme je vous le disais avec insistance récemment, le son est moins bon que
celui du CD (12 fois moins bon pour itunes, 8 fois moins pour Fnacmusic) alors que le prix est le même (de 99c à 1,3€ le morceau) et sans même un livret en Pdf, et sans coût de fabrication
ni de distribution (là encore, la marge est faramineuse).

la stratégie défensive prolonge exagérément la phase actuelle de transition.

Par quoi passent les nouveaux modèles? Par la disparition des majors et des disquaires, nous disent certaines
prospectives
, radicales mais lucides à long terme. Mais aussi par les outils que je vous ai décrit en détail, sites d’écoute (Deezer, Radioblog), sites « de recommandation » (lastfm, Pandora),
sites communautaires (Myspace, Virb, Facebook), blogs (votre serviteur, parmi des milliers d’autres), vidéo en ligne (cf. l’accord Warner/youtube).

versac: Pour en finir avec les comparaisons douteuses Annotated

Imaginons : une technologie apparait, un truc magique, qui permet à chacun de copier toute basket existante, et de l’avoir instantanément chez soi, pour son usage propre, sans en priver le propriétaire précédent. Que se passerait-il ?

econoclaste.org – L’économie pour les nuls et les autres… Annotated

Mais face aux arguments d’autorité sur ce que serait la propriété intellectuelle, on doit se demander pourquoi le temps qui passe, le monde qui change et la technologie qui évolue devraient imposer à certains acteurs de reconsidérer leurs droits, pendant que d’autres pourraient rester hermétiques aux mêmes forces ?

Bréviaire d’un marchand de soupe – Notes d’un économiste Annotated

Une large partie de son argumentaire et de son exposé est en effet empruntée à d’autres auteurs, Richard Caves, Tyler Cowen ou Françoise Benhamou. Pour quelqu’un qui se fait le champion des auteurs, la moindre des choses eut été de les citer plutôt que de les piller. Réciproquement, Denis Olivennes se garde bien de répondre aux arguments lourds qui lui sont opposés, préférant choisir un article du Monde de Daniel Cohen ou un essai de Jacques Attali plutôt que de prendre à bras-le-corps les thèses d’un Lawrence Lessig, autrement plus nourries et exigeantes.

Le rapport de la mission Olivennes – Notes d’un économiste Annotated

l’inversion qui est faite, dès la fin de l’introduction, entre les priorités accordées au téléchargement légal et à la lutte contre le téléchargement illégal.

on y lit que la plupart des utilisateurs ne font que télécharger, et ne mettent rien à disposition. Cette assertion a une génération de retard sur les logiciel de P2P. Actuellement, le volume de donwload possible dépend de ce que la personne propose en upload, évitant justement un tel problème de passager clandestin massif. Là où je rigole franchement, c’est quand je lis, à la suite d’un paragraphe consacré à l’incontournable (et mort) Napster que

ces supports de la distribution d’offre illégale sur le réseau tendent à diminuer au profit des mises à disposition, tels les newsgroup et les systèmes usenet (p.6)

Rappel : Usenet est un ensemble de newsgroups, et son utilisation pour l’échange de fichiers date de bien avant Napster. Que ces puissants esprits n’en découvrent l’existence qu’aujourd’hui est éclairant sur le degré d’incompétence en la matière.

les fondamentaux de la technologie numérique fait qu’il n’est ‘pas possible‘ de concevoir une technique d’empreinte de fichier, si complexe fût-elle, qui ne soit pas immédiatement contournable d’une part, et d’autre part les méthodes permettant d’identifier un fichier donné (par exemple savoir s’il s’agit d’un fichier de musique), appliquées aux flux actuels, nécessitent une puissance de calcul qui ne serait atteignable que par un ordinateur quantique.

l’idée que les solutions qui ont la préférence de la commission, à savoir un flicage systématique des échanges par les FAI (par l’intermédiaire des trucbox), ne sont pas rejetées car attentatoires aux libertés, mais parce que les rapporteurs estiment que l’opinion publique n’est pas prête à l’accepter (sous-entendu : elle a tort, et l’acceptera un jour).

De Rackham le Rouge à Loïc, 11 ans : le rapport Olivennes et le piratage musical | Regards Croisés sur l’Economie Annotated

A vrai dire, le plus orthodoxe des économistes sera d’accord pour dire que la gratuité des morceaux de musique est un phénomène souhaitable. En termes techniques, le coût marginal de la production du bien « écouter un morceau de musique » est nul : maintenant qu’il n’y a même plus besoin de CD, produire un morceau de musique qui sera écouté par dix personnes coûte aussi cher que de le produire pour un milliard de personnes. La solution optimale est alors que le prix soit… nul !

il est plus que probable que l’effet du téléchargement sur les ventes soit négatif, mais insuffisant pour expliquer la totalité de la baisse des ventes.

bien souvent les artistes touchent très peu voire rien du tout sur leurs ventes. Typiquement, un contrat proposera une somme fixe à l’artiste, puis des royalties à partir d’un certain volume de vente, avec un taux marginal croissant de royalties en fonction de ce volume. En revanche l’artiste garde une grande partie des revenus qu’il tire d’un concert9.

La situation n’est de plus pas la même pour les artistes les moins connus et les plus connus ; plus l’artiste aura de succès, et plus il touchera de royalties sur les ventes tandis qu’il n’a plus vraiment à se faire connaître, plus donc il a intérêt à ce que le téléchargement gratuit soit interdit. Moins il est connu en revanche, et moins il touche de royalties (généralement pas du tout), et plus il a intérêt à se faire connaître via la mise à disposition de ses morceaux à titre gratuit.



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