Le déclin (et la chute?) de l’empire du disque @ Rolling Stone

02Juil07

Deux articles récents dans la version en ligne du magazine Rolling Stone s’intéressent à la crise de l’industrie du disque et au devenir du modèle économique de l’industrie musicale.

The Record Industry’s Decline / Brian Hiatt & Evan Serpick (extrait):

Alors qu’il y a des facteurs qui échappent au contrôle des marques – de l’essor de l’Internet à la popularité des jeux vidéo et des DVD – beaucoup dans l’industrie voient les 7 dernières années comme une série d’opportunités manquées. Et parmi les plus grandes, disent-ils, fût l’incapacité des marques à résoudre le problème du piratage à ses débuts par un accord de paix avec le premier système de partage de fichiers, Napster. « Ils ont laissé des milliards et des milliards de dollars sur la table en poursuites judiciaires contre Napster – cela a été le moment où les marques se sont suicidées,  » dit Jeff Kwatinetz, PDG de The Firm, une entreprise de gestion. « L’industrie du disque avait là une occasion incroyable. Tout le monde utilisait le même service. C’était comme si tout le monde avait écouté la même station de radio. Et puis Napster a fermé et tous ces 30 ou 40 millions de gens sont allés vers d’autres [services de partages de fichiers]. »
Cela aurait pu être différent: il y a 7 ans, les principaux dirigeants de l’industrie musicale se réunirent pour des pourparlers secrets avec le PDG de Napster, Hank Barry. Le 15 juillet 2000, les dirigeants – y inclus le PDG de la maison mère d’Universal, Edgar Bronfman Jr; le patron de Sony, Nobuyuki Idei; et celui de Bertelsmann, Thomas Middelhof – se réunirent dans un hôtelà Sun Valley, Idaho, avec Barry et lui dirent qu’ils voulaient parvenir à des accords de licence avec Napster. « Mr. Idei commença la réunion » se souvient Barry, aujourd’hui un des directeurs de la société judiciaire Howard Rice. « Il disait combien Napster était quelque chose que les clients voulaient. »
L’idée était de laisser les 38 millions d’utilisateurs de Napster décharger de la musique contre un abonnement mensuel d’environ 10 $, les revenus étant partagés entre le service et les marques de disques. Mais à la fin, malgré une offre publique de Napster à hauteur d’ 1 milliard de dollars, les compagnies ne parvinrent jamais à un accord. « Les compagnies de disques devaient sauter du bord d’une falaise, et ils n’ont pas pu se décider à le faire », dit Hilary Rosen, qui était alors le PDG de l’Association de l’Industrie du Disque d’Amérique (RIAA). « Beaucoup disent: ‘Les marques sont des dinosaures et des idiots, qu’avaient-ils dans la tête?’ Mais ils avaient les revendeurs qui leur disaient: ‘Vous avez intérêt à ne rien vendre en ligne moins cher qu’en magasin’, et ils avaient les artistes qui disaient: ‘Ne foutez pas en l’air mes ventes en supermarché’. » ajout Jim Guerinot, qui manage Nine Inch Nails et Gwen Stefani, « Innover signifiait cannibaliser le coeur de leur système commercial. »



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