Comment Yahoo tua Flickr et perdit Internet / Mat Honan

18mai12

Gizmodo >How Yahoo Killed Flickr and Lost the Internet.

Un bel article sur la façon dont Yahoo a salopé Flickr[1], avec cette idée qu’une des forces, cachée, de Flickr était sa capacité à faire du réseau social, dès avant que Facebook ne s’impose dans le paysage et que « social network » devienne le schibboleth de la netitude. De fait je me souviens comment, il y a cinq ou six ans, autant dire il y a longtemps, Flickr fut ma première expérience de réseau social, un réseau social d’autant plus séduisant qu’il était fondé sur l’image, sur ce mode tout particulier de communication non linguistique qu’est le partage d’images.

Je trouve cependant l’article trop assuré dans son pessimisme, peut-être parce que trop focalisé sur la fonction réseau social. Il est certain, si j’en juge par ma propre pratique, que ce n’est plus sur Flickr que je vais d’abord partager mes photos et celles des autres, que pour ça Instagram ou Facebook l’ont à peu près remplacé, mais le réseau, depuis le début, depuis que j’utilise Flickr, ça n’a toujours été que la cerise sur le gâteau, une grosse cerise peut-être, qui, un temps, prit une importance presque égale à celle du gâteau qu’elle couronnait, mais le gâteau, à savoir la possibilité de ranger mes photos en ligne, de les classer facilement et donc de les retrouver facilement, éventuellement de les re-publier facilement ailleurs, etc., restait et reste ma principale raison d’utiliser Flickr, et pour ça ni Facebook, ni encore moins Instagram ne sont des ressources.

Alors quoi, Picasa? L’article l’évoque à peine, il suggère pour ça les services de stockage nébuleux, Dropbox et ceux qui arrivent derrière[2]. Mais, sans parler du rapport coût / service, j’aurais les mêmes soucis pour classer et retrouver mes photos sur Dropbox que sur le disque dur externe que j’utilise pour sauvegarder mes photos[3] et où je me contente de les classer dans des dossiers chronologiques.

Yahoo a déjà saboté delicious, on ne peut pas exclure qu’il finisse de saboter Flickr mais je préfère pour l’instant m’accrocher aux petites raisons d’espérer que signale l’article et en attendant je continue à me servir de Flickr pour organiser, classer, retrouver et publier mes photos et de deux disques durs externes pour, avec le reste, les sauvegarder (et d’Instagram pour réseauter en images, pour le fun, quoi).

notes:

[1] – M’a fait penser, en accéléré, à la biographie de Steve Jobs par W. Isaacson, à cette différence que le héros est une appli et qu’il n’est pas décédé, enfin…, pas encore.
[2] – Il y a dans l’article une petite confusion, explicite, entre « archive » et « espace de sauvegarde ». Une archive suppose de l’organisation et de l’indexation, des métadonnées si elle est numérique. Dropbox peut me donner de l’espace de stockage (avec un caveat, cf. infra) mais Flickr me permet de constituer une véritable archive.
[3] – Parce que, soit dit en passant, utiliser un service en ligne pour sauvegarder ses données, service qui peut à tout moment planter ou faire faillite, c’est pas forcément la méthode la plus sûre.



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